Notre escale Jamaïcaine a été décidée en route et nous ne la regrettons pas. Nous avons visé Port Antonio car c’est la ville la plus proche pour rejoindre Santiago de Cuba. A l’arrivée, une dizaine de Jamaïcains nous font signe de s’amarrer au ponton ; c’est obligatoire pour recevoir à bord le médecin de quarantaine qui nous prend 30 dollars parce qu’il s’est déplacé un dimanche. Pour les douanes et la police, nous attendons lundi. Les officiers sont charmants, très décontractés, les formalités gratuites sont vite expédiées. Nous mouillons en face de la marina, dans une petite baie directement en centre ville. Après 6 mois aux Etats-Unis, société moderne et organisée, nous sommes parachutés dans une joyeuse cacophonie, très Africaine. Dans les rues, c’est la cohue, c’est bruyant, c’est vivant. On peut voir de vieux trucks américains chargés de canne à sucre descendre la montagne et arriver dans la ville mal pavée quasiment en roue libre dans un fracas terrible. On nous propose des fruits, de la musique, des tours en taxi, avec le sourire et sans insister. La nuit les décibels augmentent encore, dommage qu’à Port Antonio la musique électronique ai remplacé le reggae. Petit coucou à Mix le bien nommé, qui rêve d’une belle platine, également à « l’homme bambou » sur son radeau de fortune qui nous rend visite tous les matins et nous troque des fruits contre des cigarettes et des médicaments. Comme la majorité des Jamaïcains, ils ont la bonne humeur communicative. Ye man ! Rasta Fire ! La ganga n’est pas une légende, c’est une institution ici, du policier à la mère de famille. En 10 jours nous avons rencontré un peuple charmant, curieux de bavarder avec les touristes, fier de sa nationalité. Il y a de quoi l’île de Bob Marley dégage quelque chose de plus que ses voisines. Un bémol, tout de même, comme dans toute la caraïbe ; le taux de chômage est fort et pour s’en sortir, les jamaïcains ont développé tout un réseau de petits services. Inutile de discourir sur les plages, elles sont superbes ! ! Nous nous sommes également rendus à Kingston qui ne mérite pas sa vilaine réputation. Là-bas, tout le monde s’est plié en 4 pour nous rendre service et nous orienter. Il faut dire qu’entre le vieux Kingston et le nouveau Kingston la ville est vaste. Le plus intéressant est down town, qui fourmille dans tous les sens, avec des étalages de marchandises variées qui s’échangent dans les rues. Bien sur nous nous sommes recueillis devant la statue de Bob Marley, mais nous ne sommes pas entrés dans le musée qui est bien trop cher. Nous ne pouvons que conseiller cette éscale.