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lundi 30 décembre 2013

Puerto Galéra

Nous sommes en pleine mousson de Nord Est et par conséquent nous avons le vent et le courant dans le nez, sympa les bords carrés; dur métier ! Et y en a qui appellent ça de la plaisance !! Enfin en cette nuit du 24 Décembre, après un chemin bien détourné, nous arriverons enfin à Puerto Galéra sans l'aide du moteur, l'honneur est sauf !

Puerto Galéra un abris naturel réputé très sur qui est un port d'escale recherché par les navigateurs depuis le 10 ème siècle ; son nom a été donné en 1570 par des explorateurs espagnols. Par la suite il leur à servi longtemps de protection. C'est également un site en principe protégé par l'Unesco.

mercredi 4 décembre 2013

Les Philippines

Les Philippines c’est plus de 7000 îles sur un secteur de 300 000 km2 autant dire qu’il y a de quoi s’amuser. Nous sommes arrivés au sud est de l’île de Mindanao, pas loin de la grande ville de Davao où nous aurions pu faire notre entrée. Mais comme nous pensions remonter la côte rapidement nous avons décidé de la faire à Surigao. S’était sans compter sur un courant contraire variable d’un ou deux noeuds et l’absence de vent dans le secteur. Nous avons donc pris le temps de visiter les environs avec un coup de cœur pour le village de Manay.

Ici les gens sont tournés vers la mer, c’est magique de croiser toutes ces embarcations aux couleurs vives pilotées par des hommes aux chapeaux pointus. Pas de risque de les louper ; l’échappement libre de leurs monos cylindres n’est pas discret. Côté terre il y a foule également ; çà grouille de monde, de bruit et d’odeurs. Nous croisons une multitude de petits commerces et constatons le goût prononcé des locaux pour le karaoké. Sur les étals il y a abondance de fruits et les prix n’ont rien à voir avec ceux de Nouméa… Nous remarquons aussi avec amusement que tout est petit ; les gens, les portions, les sachets vendus dans les magasins, les moyens de transport (société du mini). Pas de doute nous sommes bien arrivés en Asie !

Nos premiers contacts avec les Philippins sont bons ; au premier abord ils nous regardent curieusement mais sitôt la discussion engagée tu ressens tout de suite leur gentillesse et leur bonne volonté. Nous les intriguons beaucoup car dans cette partie de l’île ils n’ont pas l’habitude de voir des touristes et encore moins des voiliers. Lorsque nous débarquons avec notre youyou à rame, notre fan club nous attend. Les enfants sont très nombreux (la contraception n'est pas encouragée par l’Eglise catholique) et ne sont malheureusement pas tous scolarisés.

Nous avons mis trois semaines pour faire les 200 milles qui nous séparaient du Nord de l’île ; aidés sur la fin par les vents de traîne du super typhon Haiyan qui a dévasté les îles de Leyte et Samar le 05 Novembre dernier. Une fois l’île de Mindanao doublée, la navigation est tout de même plus simple même si il faut se méfier des cartes et des cables électriques que les Philippins ont tendu, entre certaines îles. La ville de Surigao est sympa mais la zone de mouillage est étroite et mal abritée de la houle. C’est un port d’entrée pour les cargos mais pas pour nos voiliers. Si tout c’est bien déroulé avec les customs, nous avons du insister auprès de l’immigration pour qu’ils nous tamponnent nos passeports. Les 21 premiers jours sont gratuits ensuite tu dois payer un visa d’une bonne cinquantaine d’euros par personne et par mois.

Après Surigao et une pause baignade devant l’agréable village de Triana sur l’île de Limasawa nous avons rejoint Maasin où nous pensions obtenir notre renouvellement de visa. Ce n’est malheureusement pas possible ; l’agent d’immigration est absent pour la semaine ! Dommage on s’y serait bien installés quelques temps, la ville est plaisante et les habitants très accueillants.

Comme nous craignons les épidémies suite au passage de Haiyan nous préférons éviter Cébu qui a la réputation d’être très sale. Nous remettons donc le cap sur Mindanao mais côté Ouest ce coup là, où nous mouillons à Jasaan ; à une trentaine de kilomètres de la grande ville de Cagayan de Oro. La baie est abritée du Nord Est et il y a beaucoup d’embarcations locales, en voisinage direct avec les cargos qui attendent leur tour devant l’usine chimique des Japonais ! Nous étions déjà accoutumés aux embarcations à balancier appelées Bankas mais c’est ici que nous voyons pour la première fois des bateaux araignées que nos amis appellent bateaux bambous.

Nous avons rencontré à Jasaan une famille de pêcheurs très hospitaliers avec qui nous avons passé de bons moments, entre autres une marche dans la montagne voisine à travers la forêt tropicale. Ils nous expliquent que l’interdiction de pêcher dans la zone côtière de cinquante kilomètres instaurée par le gouvernement pour protéger les espèces n'est pas respecté, les gardes côtes se font offrir leur silence. Il y a vraiment un problème de surpêche aux Philippines. Zone côtière ou non, nous n’avons pas pêché un seul poisson depuis que nous sommes en Asie. On se rattrape avec le poulet et le cochon qui sont à la fête en ce moment. Ce n’est pas encore Noël mais les philippins ont pris de l’avance et célèbrent avec ferveur l’immaculée conception pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Aux Philippines, le prix des transports est dérisoire. De Jasaan nous prenons « la Jeep » sorte de minibus ou l’on peut entasser jusqu’à une trentaine d’humains pour aller à Cagayan de Oro (50 centimes d’euro par personne pour 30 kilomètres !) où nous complétons nos formalités. La ville est poussiéreuse, irrespirable et nous parait gigantesque ; même les tricycles (moyen le plus répandu pour circuler dans les villes) qui nous prennent en taxi ont du mal à trouver les bureaux de l’immigration !

Nos visas en poche nous amorçons la remontée vers Manille où Jordane et Isa doivent nous rejoindre en février.