Nous sommes arrivés au Vanuatu par Anatom, l’île la plus au Sud de l’archipel en bénéficiant d’un vent d’ouest au départ d’Ouvéa. A Anatom, les formalités sont simples. Une seule personne suffit pour représenter le service sanitaire et les autorités. A terre on peut changer ses devises et troquer quelques fruits. En discutant, nous apprenons qu’un paquebot Australien passe une fois par semaine. Ses touristes débarquent sur la petite Mistery island ; bien aménagée avec stands, paillasses et même un immense chaudron « cannibal soup » dans lequel on peut se faire photographier. Nous n’y restons pas longtemps et filons avec La Mandragore à Tana ; célèbre pour son volcan. Nous mouillons à Port Résolution avec d’autres voiliers. Des gars en pirogues viennent nous saluer et nous proposer des fruits contre de l’essence et des vêtements. Ils aimeraient également qu’on recharge leurs PC et téléphones portables car il n’y a pas l’électricité au village… On accède à celui-ci par un sentier ombragé après avoir débarqué au yacht club, plutôt désert. Il est bien entretenu et les gens sont souriants. Plus loin, de nombreux chemins se perdent dans la végétation luxuriante ; ils mènent souvent à des terrains cultivés où les travailleurs sont contents de faire une pause pour discuter avec nous. Grâce au volcan qui attire chaque jour de plus en plus de touristes, des bungalows et des petits restaurants fleurissent aux abords des plages dans un pur style traditionnel. Lors de notre excursion, nous sommes surpris d’ailleurs par le nombre très élevé de visiteurs. C’est un vrai business. A deux la visite du volcan revient environ à 100 euros (entre l’acheminement en 4x4, l’entrée du parc gardienné et le guide ). Une fois là haut, nous sommes libres de circuler autour du cratère mais, en guise de cordelette de sécurité, le guide s’empresse de nous raconter l’histoire des deux japonais que le volcan aura marqué de façon indélébile ; brûlés par une projection de teslas. Effectivement nous sommes aux premières loges pour assister aux jets de flammes et à l’activité bouillonnante du cratère qui donne de sa personne pour nous en mettre plein la vue et les oreilles. Quand vient la nuit le spectacle devient carrément grandiose. Nous sommes tous impressionnés. Lorsque nous regagnons les véhicules chacun observe un silence respectueux… Nous restons encore quelque jours heureux à Port Résolution à profiter du bon accueil des locaux puis mettons les voiles pour Port Vila ; la capitale du Vanuatu 150 milles au Nord. Port vila est une petite ville sympathique et colorée. En entrant dans la baie, bien protégée de tous les vents, nous ne pouvons pas manquer d’admirer l’ancien voilier de Bernard Tapi : le Phocéa qui prend beaucoup de place au mouillage. Nous jetons l’ancre devant l’esplanade des bars et des vendeuses de paréos ; suffisamment près du bord pour pouvoir y descendre à la rame. Nos profitons du marché bien fourni pour faire le plein de vitamines et écumons les magasins car nous avions épuisé nos stocks sur les îles du Sud. On trouve de tout et pas mal de produits français mais, comme à Nouméa, les prix restent super chers. Une semaine après notre arrivée nous allons faire un petit tour à Havanah harbor sur la côte Ouest d’Efate où nous trouvons quelques mouillages tranquilles mais pas exceptionnels. Comme nous ne souhaitons pas visiter les îles du nord nous décidons d’attendre la prochaine fenêtre météo pour amorcer notre descente vers la Nouvelle zélande. Du peu que nous avons vu, nous garderons dans nos mémoire le bon accueil des Vanuatais et la force du volcan.