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vendredi 24 juin 2011

Tonga

Nous y sommes !

vendredi 3 juin 2011

Western Samoa

A deux jours de nav’ d’Assau, moins 24h puisque en chemin nous avons franchi la ligne de changement de date et perdu une journée sur le calendrier, c'est-à-dire que nous n’avons pas vécu la journée du samedi 11 juin, se trouvent les Niuas ; l’archipel le plus au Nord de Tonga. Nous arrivons de nuit et patientons à la cape auprès d’une mystérieuse pyramide naturelle, haute et massive ; une île divine sans aucun doute car sous sa protection la houle s’apaise et le vent de SE que nous avions serré au près s’essouffle ! Le lendemain au petit jour nous dirigeons la Mandragore vers la passe mal cartographiée de Niuatoputapu ; port d’entrée aux Tonga. Contrairement à sa troublante voisine, l’île présente un relief plutôt plat, et, avec son lagon intérieur, s’apparente plus au type corallien. Sur l’immense plage que nous longeons avant d’atteindre la zone de mouillage devant le village principal nous observons d’innombrables troncs d’arbres déracinés ; restes du tsunami du Japon qui a fait de nombreuses victimes ici. Nous piochons l’ancre par dix mètres d’eau à côté de trois autres voiliers, dont Julo ; celui de nos amis Annie et Didier que nous avions rencontré à Tahiti. Les retrouvailles sont chaleureuses et l’ambiance est à la fête surtout que Niuatoputapu promet d’être une escale intéressante. La nuit aucune lumière n’éclaire le village. Et pour cause, les habitants n’ont pas l’électricité ! Sans réfrigérateur ni télévision ils vivent en harmonie avec leur environnement. Ils se déplacent pour la plupart à dos de cheval, abattent un cochon ou des volailles le matin pour le repas du soir, pêchent, tissent et tressent entièrement à la main de fabuleux tapis de sol en fibres de pandanus dont la fabrication requiert la patience de plusieurs femmes en même temps durant plusieurs mois. Eux qui sont si isolés sont ravis de notre visite et curieux de nous connaître. Les gamins nous demandent des crayons et des hameçons tandis que les parents nous invitent à partager leurs repas contre la contribution d’un gâteau au chocolat, d’un kilo de farine ou une boite de fruits au sirop. Nous sommes heureux dans ce modeste village aux maisons bien entretenues où les cochons et les poules évoluent en liberté. Il y flotte comme un petit parfum de Casamance… Ici le temps n’a pas de prise et le sourire est omniprésent. Le tsunami en Mars 2011 a provoqué une montée des eaux d’environs 4 mètres à la grande surprise des habitants qui y vivent sans grand moyen d’informations. Nous restons une dizaine de jours charmés par ces lieux. Le lundi 20 nous mettons les voiles en directions du S pour rejoindre Neiafu dans le groupe des Vava’u ; une petite navigation pépère avec deux nuits passées en mer. Les Vava’u se composent d’une centaine d’îles et îlots plus ou moins habités ; un paradis pour les navigateurs. Les gens sont encore une fois charmants et le quartier bien poissonneux. Neiafu la ville principale se trouve dans une baie très encaissée qui a la réputation d’être l’endroit le plus protégé des cyclones dans le centre Pacifique. 2 bases de charter y ont élu domicile. Il n’y a pas grand-chose dans les petits magasins tenus principalement par les Chinois mais déjà il y en a ; ce qui n’était pas le cas à Niuatoputapu ! On peut également faire une bonne appro fruits et légumes au marché ainsi qu’y admirer un très joli artisanat. Le vendredi avant la tombée de la nuit nous assistons à la mini régate hebdomadaire composée d’une dizaine de voiliers de voyage qui consiste à tirer des bords dans la baie qu’il vente ou non ! Ah ces Anglo-Saxons !! Malgré cette profusion d’îles les bons mouillages sont plutôt rares, les fonds sont tapissés de cailles et souvent il faut mouiller par 20 mètres d’eau. Notre mouillage préféré se trouve à l’O. La mer y est d’un bleu turquoise sur fonds de sable blanc. Le paysage de roches sculptées par la mer y est somptueux. Cà roule un peu à marée haute quand l’océan arrive à passer par-dessus le récif mais franchement le « Blue Lagoon » en vaut la peine. Les Vava’u sont un spot touristique réputé pour l’observation des baleines qui y viennent frayer à partir de Juin. Malheureusement nous n’avons pas eu l’occasion d’en apercevoir. Ayant une autorisation de séjours de 1 mois nous décidons de ne pas la renouveler et partons pour les Fidji un peu plus de 400 milles au 300°.