Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 20 mai 2011

Suvarov

Après 6 jours de navigation plein vent arrière à la tombée de la nuit nous apercevons les atolls bas sur l’eau de Suwarrow. Nous préférons ne pas prendre la passe qui mène dans le lagon sans visibilité et nous nous laissons dériver à la cape toute la nuit. Le lendemain matin nous jetons l’encre par 7 mètres de fond dans un champ de patates. De toute façon il n’y a pas le choix, le lagon en est parsemé. Les requins pointes noires de 1 à 1.5 mètres, qui ne nous lâcherons plus, sont déjà autour du bateau. Il y en a toujours un groupe de 6 à 7 parfois plus !! Pas terrible pour la baignade ! Anchorage Island qui nous abrite de la houle et du vent d’E à NE est un atoll perdu dans le pacifique où un Néo Zed Tom Néale a choisit d’y finir sa vie en ermite pendant une durée totale de 16 ans de 1952 à 1978 ! Il a écrit An Island to Oneself. Aujourd’hui cette île est protégée et déclarée parc naturel de l’archipel des Cooks. Hors saison cyclonique, de Juin à Octobre, elle est habitée par un couple de gardiens qui font payer une taxe aux bateaux de passage. Comme nous arrivons fin Mai l’île est donc déserte et nous profitons avec trois autres voiliers de son décor de rêve sans autorités ; ramassage de cocos, feu de bois sur la plage pour griller le thon rouge qui commençait à prendre de la pace dans le frigo ; moments sympathiques entre apprentis Robinsons.

dimanche 15 mai 2011

Entre Bora et Suvarov

Mer calme, peu de houle, peu de vent et du poisson frais !!!

samedi 14 mai 2011

Les Iles de la Société

Nous sommes en Mars et nous profitons de nos derniers mois d’escale en Polynésie pour visiter l’archipel des îles sous le vent appelé aussi « îles de la société » Huahiné est la première sur la route de l’ouest. Elle nous charme par le cadre de ses mouillages et de son village Faré où il fait bon vivre. Là-bas nous retrouvons Manu et Christina, des amis qui nous indiquent de bons coins où faire son marché. Avocats, arbres à pain, bananes, citrons, pamplemousses, le tout à l’état sauvage aux détours des chemins de traverse ; on se croirait presque aux Marquises, avec une belle piscine en plus. A quelque 40 milles à l’ouest nous arrivons dans un immense lagon aux eaux profondes d’une trentaine de mètres en moyenne qui héberge Raiatéa et Tahaa, deux îles voisines mais néanmoins assez différentes. Raïatea est grande ; on y trouve la deuxième plus grosse ville en nombre d’habitant de la Polynésie Française. Il y a de nombreux commerces dont une place de marché dans laquelle se trouve une photo représentant un thon gigantesque de plus de 900 Kg péché dans les environs !! C’est également le chef lieu de la plaisance : on y trouve tous les loueurs de bateaux et deux chantiers qui peuvent sortir nos voiliers. Tahaa est beaucoup plus petite et on peut en faire le tour complet avec le bateau ce qui n’était pas le cas de Raiatéa. C’est l’île nature, presque sans voitures, tout le monde se déplace en scouter, même nous à l’occasion. Les mouillages sont sympas sauf celui devant l’hôtel relais et châteaux par forte brise. Néanmoins nous ne voulions pas manquer LE spot de snorkeling qui mérite bien sa réputation. Tandis que l’on se laisse porter par le courant dans un mètre d’eau entre deux motus dans une passe étroite qui rejoint l’océan, des myriades de poissons et de superbes coraux défient sous nos yeux ; c’est magnifique …. Et enfin vient le tour de Bora Bora que l’on ne présente plus. Comme nous sommes hors saison, le lagon n’est pas envahi de plaisanciers ce qui est très appréciable pour découvrir ses eaux merveilleusement translucides sans avoir à supporter des voisins bruyants. Bora Bora est vraiment un paradis de la baignade sous la protection bienveillante de sa montagne que l’on distingue de partout. A terre nous sommes déçu par sa ville principale Vaitapé qui n’est pas un modèle d’urbanisme…Cette petite bourgade n’a rien de paisible ni de charmant ; les bâtiments sont laids, les odeurs nauséabondes et rien n’est prévu pour les piétons pourtant nombreux qui déambulent sur son unique route entre les pots d’échappements et les nuages de poussière produits par d’infernales voitures. Mais Vaitapé mis à part nous nous y sentons bien. Il existe des sites beaucoup moins agréables pour attendre la fenêtre météo qui nous poussera, la Mandragore et nous vers les îles Cook !