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dimanche 4 avril 2010

Les Galapagos

Le 03 Avril nous arrivons en vue de St Cristobal, cela fait 9 jours que nous sommes partis de l’archipel des Perlas. Pour cette petite traversée de 900 milles autour de l’équateur, dans la zone dite du pot au noir, on s’en sort pas trop mal; nous avons juste utilisé le moteur une trentaine d’heures. Comme pour notre arrivée à Panama, nous avions une bonne documentation sur les formalités d‘entrée. Nous ne sommes donc pas surpris par le montant des taxes qui s’élèvent à 200 euros (pour une période de 21 jours) ni par l’interdiction de déplacer le voilier d’îles en îles sans un permis spécial évidement très cher. Durant notre séjour nous sommes donc cantonnés au mouillage sympathique de Saint Cristobal ; ce qui restreint notre champ d’exploration. Qu’importe, entre les lions de mer, les iguanes marins et les fous à pieds bleus, il y a du spectacle ! Les grandes vedettes sont évidemment les otaries qui ont envahi le mouillage et une partie de la ville. Aux Galapagos elles sont chez elles et le font savoir ! Elles grimpent sur les jupes arrière des catamarans, s’installent sur les banquettes des cockpits, dans les annexes, sur les bancs publics ou les toboggans des enfants. Sortis de St Cristobal, il y quelques jolies balades à faire où l’on peut admirer de beaux oiseaux évoluant dans un paysage plutôt aride et l’inévitable excursion en taxi dans les hauteurs de l’île jusqu’au lac embrumé où se rincent de grandes frégates. Sur l’archipel on dit qu’il y a une espèce différente de tortue par volcan. Pour leur survie, des centres de nativité ont été crée par les scientifiques sur les îles principales. En effet, il semblerait que ces carapaces vertes à têtes de serpent soient un peu faignantes à la reproduction et ignares en la matière. Lorsque nous avons visité un de ces parc notre guide nous a raconté comment les chercheurs ont du faire venir un male tortue expérimenté pour donner des cours d’éducation sexuelle aux jeunes. Ils ne savaient pas comment s’y prendre avec les femelles ! ! Il y a également un petit musée bien fait et gratuit près de la zone de mouillage qui retrace l’histoire de l’archipel et met en valeur les efforts des municipalités pour préserver cette fabuleuse réserve animale. C’est vrai qu’il faut souligner que les affûts de touristes sont bien maîtrisés par de nombreux programmes de sensibilisation. Les habitants sont conscients de vivre dans un cadre exceptionnel et semblent très heureux de leur sort. En effet beaucoup sont des fonctionnaires qui ont été muté du continent. Quatre vingt dix pour cent vivent du tourisme. Du à l’isolement géographique, le coût des produits importés et même celui des fruits et légumes locaux est élevé. En revanche, de nombreux restaurants ouvriers proposent un repas complet (soupe, plat, dessert et jus de fruit compris) pour l’équivalant de trois euros. A ce tarif pas la peine de se ruiner dans les supérettes !

Rencontre sur l'Equateur

Cachalot !

Nous avons eu la chance de croiser un rassemblement d'une quinzaine de cachalots. Les messieurs, qui peuvent atteindre jusqu'à 18 mètres, étaient trop occupés auprès de ces dames pour porter attention à notre frèle embarcation... parades, jets d'eau et gros bouillons... Quel spectacle !