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samedi 26 avril 2008

1350 milles en 10 jours !

Après avoir effectué des recherches sur Internet pour se rendre plus au Nord du Brésil, à Sao Luis et Belém, il s’avère que le peu de voilier qui y soient passés ces derniers temps ont eu des problèmes de vols et d’agressions. Le Nord du brésil n’a pas beaucoup d’infrastructures pour recevoir des voiliers. Les pirates y sont nombreux et bien déterminés ; c’est pourquoi nous partirons directement pour la Guyane. La météo ne prévoit pas beaucoup de vent pour les prochains jours mais, à cette saison il ne faut pas trop faire les difficiles, et puis la lune est là et, de toute façon, nous bénéficierons du courant qui remonte sur les Antilles. La traversée se déroulera tranquillement avec un rythme bien soutenu propulsant La Mandragore à parfois pas loin de 10 nœuds sous les grains ! Quel bonheur de voir +180 milles au compteur lorsque il ne s’est écoulé que 24 heures ; ça change du pot au noir ! Pendant la traversée nous avons été étonnés de voir des dorades faire des bonds hors de l’eau. Une après midi, alors que je contrôlais ma ligne de pèche, une masse énorme nous suivait. En remontant celle-ci, la gueule du monstre est apparue ; un rere, un rere, un requin ! Je comprend mieux les sauts de dorades et le sondeur indiquant fréquemment 10 mètres de fonds depuis plusieurs jours dans une zone ou il y aurait du en avoir 3000. Fini les baignades en plein océan ! Cette remontée vers le Nord nous permettra de pêcher une belle dorade Coryphène et une bonite rayée de 4 kg.

mardi 1 avril 2008

Le Brésil

Nous avons choisi de relâcher à Jacaré ou Philipe, un français, tient une petite marina située à 4 milles dans le Rio Paraiba. Cette marina en cours de finition est très accueillante, on peut profiter d’un ponton, du wiffi, de l’eau, de l’électricité, des douches et de bien d’autres services. L’endroit y est très reposant et l’on peut admirer le coucher du soleil sur la mangrove. A la sortie du village (300 mètres à pied) un petit train ou des bus vous emmènent à Cabédelo ou à Joa Pessoa, petite ville avec de belles plages, située à l’extrême Est du Brésil. Les Brésiliens sont très accueillants (toujours le pouce levé pour dire c’est ok) et la vie y est pas cher pour nous européens. Jacaré est le site du Boléro de Ravel, tout les soirs à 17 heures 30 la sérénade est lancée. C’est aussi pour les gens des villes alentours l’endroit pour se retrouver le soir à la campagne devant le rio. Un petit marché artisanal y est organisé on y trouve aussi de nombreux restaurants.

Fernando de Noronha

Petite éscale de 2 jours avant d'arrivée sur le continent Brésilien.

Cet petit archipel classé au patrimoine de l’Unesco se trouve à 300 milles en mer de la cote brésilienne. Nous y sommes restés 2 nuits dans un mouillage rouleur. Après avoir débarqué discrètement nous avons pu profiter du supermarché, d’Internet et d’une baignade dans la baie des tortues. (absentes à ce moment là) Cet archipel réputé pour la plongée (l’eau y était pourtant assez trouble) est un site de reproduction pour les tortues et les dauphins. Le tourisme y est très contrôlé et réservé aux personnes ayant l’argent pour payer les taxes. Les plages sont très propres.

Le poisson de la transat

Juste un poissons !

On peu dire que malgré avoir vu quelques sauts de bonites la pêche s’est avérée assez maigre.

La Transat

Transat 2008

Très peu de vent ! Il nous à fallu trois semaines pour voir se dessiner au loin la silhouette des îles Fernando situé à 1300 milles du Sénégal. Inutile de vous préciser que cette transat n’a pas été fatigante, le si peu de vent que nous avions au départ nous a vraiment laissé tomber au bout de 10 jours pour laisser place au fameux pot au noir. Notre option de route nous a fait longer le 10éme parallèle Nord pour couper la ligne de l’équateur sur le 30éme méridien West. En principe cette option nous évitait un courant équatorial contraire. En réalité au niveau du 30éme méridien un courant contraire nous a fait perdre 200 milles dont 27 milles en une seule nuit ! Nous avons eu droit à un beau festival de nuages souvent chargés de pluie rafraîchissant un peu l’atmosphère très pesante au niveau de l’équateur. La nuit de petit oiseaux venaient se reposer à bord. Cette navigation était propice à de furtives baignades dans une mer à 30°, même si en remontant la ligne de pêche une fois un requin nous est apparu ! Bilan j’ai progressé en Anglais, Agnès a cousu un pantalon et une veste dernier cri, nous avons pu observer les oiseaux et enfin profiter du soleil.