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jeudi 17 janvier 2008

Le Sénégal

A quelques jours de navigation en direction de l’Est, accompagné par les dauphins, nous voici dans la baie de Hann, non loin du centre de Dakar. L’air y est chaud et une bonne troupe de voilier y danse gentiment. Quel plaisir de reparler français avec ce peuple si chaleureux. Une fois arrivé dans la baie de Hann on s’inscrit dans un club (2 au choix) qui nous fait profiter de nombreux services. Dont des « passeurs » qui se relaient pour débarquer les gens de bateau sur un petit quai aménagé à l’africaine le code de ralliement : un son de corne de brume dans la journée et la mise en route du feu de mouillage la nuit. Au Sénégal on trouve tout il suffit de demander, ce peuple est très débrouillard et fournit tous les services dont on peut avoir besoin ou non... Les salaires et le coût de la vie y sont peu élevés, en Afrique la notion du temps est bien différente de chez nous. Les tarifs varient selon la couleur de peau, le blanc (toubab en Wolof) est plus riche de toute façon. Un samedi soir nous avons eu le plaisir de pouvoir voir et écouter un des chanteurs internationaux Sénégalais dans sa boite privée Yousou N’ dour. On peut se rendre dans le centre de Dakar avec des petits bus très joliment décorés parfois remplis à craquer, si il n’y as plus de place à l’intérieur il reste toujours le toit ou une fenêtre où s’accrocher. Dans la rue de nombreux camions poids lourds d’un ancien temps sont arrêtés pour raisons mécaniques et leur chauffeur en profite pour se reposer dans des hamacs suspendus sous la remorque… il reste encore le plus fidèle moyen de transport l’âne et sa charrette. Trois semaines plus tard nous lèverons l’ancre pour Le Ciné Saloum et ses belons. La navigation dans ces parages est assez hasardeuse, les fonds de sable se déplacent et il n’y a pas de carte d’établie. La progression se fait avec un œil fixé sur le sondeur et en essayant d’imaginer l’endroit où il y a le plus d’eau. Nous avons fait appel aux moteurs des piroguiers pour nous sortir des bancs de sable où l’on s’est échoué. Pourtant le Saloum, malgré ces désagréments nous a offert un autre visage du Sénégal, loin de la tumulte urbaine. Tout d’abord, quel bonheur de naviguer sur un fleuve après ces mois passés sur l’océan. Tu n’es pas chahuté, le courant te porte. Tout doucement tu laisses le paysage venir à toi, de chaque côté du cockpit. L’atmosphère chargée d’humidité matinale t’enveloppe tout entier. Tu songes. Ca t’évoque les bords de Loire, tes promenades sur la Maine, ma belle Vilaine Morbihannaise. Et puis le pélican surgit …et le baobab. Là t’es en Afrique et tu n’as qu’une envie c’est d’aller courir sur le rivage, t’enfouir les mains dans la terre, aller pêcher le crabe et revenir comme un gamin tout gadouilloux le sourire aux lèvres. « J’y suis, j’y suis . Je suis sur le continent de la savane et des grands animaux, des termitières géantes et des chacals qui rodent la nuit. » Tu scrutes chaque hutte de chaque village t’imaginant voir surgir à chaque instant le tout puissant marabout. Je vais vous dire, ils se cachent. Par contre si un jour vous allez au Saloum, arrêtez- vous devant la propriété d’Yves dans le Belon qui mène à N’dagane. Vous trouverez deux Grands papes pour vous accueillir ; Pape Mam celui qui parle aux chevaux et Pape Saloum celui qui veille sur les bateaux de la rivière. C’est certain, ils vous feront goûter le thié boudgène et les huîtres du Saloum arrosées au vin de palme fraîchement récolté. Lors de la cérémonie des trois thés glissez leur votre envie d’aller faire un tour en pirogue dans la mangrove, ils connaissent le nom de chaque oiseaux et vous recommanderont le pépé Bouba dans sa pirogue Espérance. Puis le temps d’un échange d’adresse et c’est reparti ….direction la Casamance. Toujours les oiseaux, toujours la mangrove et la vase et les plages, le sourire et la vie paysanne … jusqu’à Ziguinchor. Là nos obligations nous rattrapent, on prépare la traversée, on stresse un peu. Il est temps de tout vérifier; trouver du gaz, du gasoil, faire le plein d’eau, régler les problèmes de connexions Gps… Pour le trajet, d’abord nous avons envisagé l’option Salvador de Bahia mais tout compte fait étant donné que l’on souhaite être en Guyane début mai nous ne prendrons pas le temps de descendre aussi sud. Sur la route se trouvent les Iles Fernando protégées par l’Unesco mais la taxe journalière étant d’à peu prés 100 euros par jour ne nous permet pas de nous arrêter dans ce petit coin de paradis, on peut toujours essayer d’évoquer la panne ! Enfin nous espérons arriver au brésil… et comme dit le philosophe il y a les vivants, les morts et ceux qui sont en mer.

mardi 15 janvier 2008

Les Poissons du Cap Vert

samedi 5 janvier 2008

Bonne année 2008 !

Tous nos vœux pour cette nouvelle année 2008 !

(Photos prise dans un bar de Boa Vista le soir du réveillon)