Perdue mais pas oubliée, à quelque milles au SO du détroit de Gibraltar, l’île de Madère (57 par 22km) surgit de l’océan. On peut naviguer au ras de ses falaises avec 200 mètres d’eau sous la quille ! Sa cote est brute et austère, ses paysages verdoyants. Les abris naturels pour la plaisance se trouvent au Sud, avec notamment le port de Funchal, où l’on peut se restaurer et déguster le vin de Madère dans le Yatch des Beatles posé à terre face à la mer (ambiance rétro). Dans la montagne se trouvent des chemins plus ou moins aménagés.Lors d’une escurtion à la journée nous avons suivi sur 11 km un petit court d’eau dans lequel on a pu apercevoir des truites tout en profitant de la beauté du paysage et de la fraicheur qu’offre ces lieux. Un peu plus au sud se trouvent les îles Désertas.Nous avons mouillé au raz des falaises dans 15 mètres d‘eau avec 25 nœuds de vent qui nous poussait sur la cote ( pour les adeptes de l’école des Glénans, cette manœuvre s’est réalisée sans l’aide du moteur. Merci Ancre Spad ).C’est pourquoi après un furtif repas et une petite baignade nous avons mis le cap encore plus au Sud en direction des Selvagens. Nous sommes malheureusement arrivés de nuit sur l’île principale. Après deux tentatives de mouillage, où, à chaque fois, l’ancre dérapait sur la roche et l’espoir vain de pouvoir s’accrocher sur une bouée d’eau saine sans abimer le bateau, nous nous sommes résolus, malgré les encouragements des oiseaux locaux, à continuer notre route en direction de Graciosa (Canaries). C’est dommage car les îles Salvagens méritaient le détour ; pour leur interet ornithologique, et la spectaculaire beauté de ses paysages sauvages .